TÉLÉ-MÉDECINE : MELODY, SOLUTION ROBOTISÉE D’ÉCHOGRAPHIE À DISTANCE

Par Dr Jérome ROUMY, CHRU Tours – Claire BEACCO, Ingénieur biomédical de Tours – Nicolas LEFEBVRE, Société AdEcoTech

À l’heure actuelle, les services de radiologie en France subissent les conséquences des déserts médicaux et de la raréfaction des examens. Même si l’échographie représente 50% des actes d’imagerie, tous les professionnels de santé ne sont pas habilités à réaliser cet examen.

En effet, seul le CHU de Tours possède un service important, contrairement aux autres hôpitaux de la région manquant soit d’experts soit de dispositifs d’imagerie. C’est pour cette raison que le CHU a décidé de lancer une étude microéconomique afin d’évaluer la faisabilité de la mise en place d’un service de télé-échographie dans la région.

La société AdEchoTech s’est alors jointe à ce projet. Avec leur produit Melody, il est maintenant possible de réaliser une échographie à distance. Cette solution a besoin de deux acteurs. En effet, un examen se réalise dans le centre patient avec un professionnel de santé –sans expertise en imagerie- plaçant le bras robotisé sur le patient à examiner. En même temps, dans le centre expert le radiologue dirige le bras et discute avec le patient grâce à un écran. C’est alors un avantage pour le radiologue, qui peut réaliser son examen en temps réel et pour le patient qui n’a pas besoin de se déplacer de plusieurs kilomètres. Cette technique permet de conserver l’expertdépendance du médecin imageur.

Du point de vue de l’ingénieur biomédical Claire BEACCO, cette solution nécessite de se poser des questions très tôt notamment concernant la mise en réseau. En effet, il faut penser à gérer les flux de données/ images, l’hébergement des données, le lien avec le PACS et le RIS. Une bonne relation avec le service informatique est également nécessaire. Les phases d’installation du matériel et d’achat sont relativement simples, il faut bien répartir les dépenses entres les différents sites.

La télé-échographie est un projet qui se prépare en amont, il est nécessaire de faire communiquer tous les acteurs, car cette solution sera à l’avenir très utilisée en France pour pallier aux déserts médicaux. N’existant pas actuellement de cotation particulière pour cet acte, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) devra s’y pencher prochainement.

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