SMUR AÉRIEN PÉDIATRIQUE : CONTRAINTES ET SOLUTIONS

Par Laurent WEILER et Dr Christophe LAMBERT

Responsable des ventes chez Sebac

Médecin, CHRU Besançon, SAMU-SMUR

Les hôpitaux ne sont pas tous équipés au mieux afin de procéder à des soins de réanimation d’urgence néo-natale. C’est pourquoi une communication et un transfert de nouveau-nés entre les établissements de santé nécessaires, même si cela ne concerne qu’environ 1% des naissances. Les nouveau-nés doivent alors être acheminés rapidement. Dans 80 à 90% des cas cela se fait par transport routier. Cependant, il y a moins d’accélération dans l’hélicoptère que dans l’ambulance ce qui est important pour transporter un nouveau-né encore fragile. Le transfert par hélicoptère est possible, mais il a un coût élevé et nécessite des infrastructures de stationnement dans les établissements de santé, ce qui limite son utilisation.

D’autres contraintes existent également. En effet, pendant le transport, il faut assurer le maintien des constantes vitales en gardant les chaînes du chaud, d’oxygénation, d’hémodynamique et des apports hydriques et caloriques suffisants. Tous ces paramètres imposent d’avoir beaucoup de matériel ce qui peut s’avérer compliqué dans certains hélicoptères, de part l’exiguïté des cabines. Ceci implique de définir des zones de priorité d’accès aux équipements médicaux. Par exemple, l’arrière de l’hélicoptère ne sera pas accessible lors d’un vol, l’accès aux pousse-seringues n’étant pas indispensable, ces derniers peuvent se situer à cet endroit contrairement au moniteur. De plus au niveau réglementaire, beaucoup de normes existent pour agréer ce transport ce qui rend l’évacuation héliportée coûteuse. Il faut disposer d’une surveillance constante de façon à pouvoir intervenir à tout moment mais nous allons voir que des solutions existent pour rendre possible ce transfert.

Tout système doit être fixé dans un hélicoptère afin de ne pas devenir un projectile qui pourrait blesser l’équipage et le patient en cas de turbulences. Afin de charger plus facilement le brancard avec un matelas coquille certifié, un système permet de faire coulisser le brancard par l’arrière ou en latéral sur le plateau de l’hélicoptère.

Le transport aérien constitue alors une bonne alternative au transport terrestre. Il est plus rapide et tout aussi sûr. Le problème majeur reste financier, le nombre important de normes pour protéger les nouveaunés pendant le vol implique un coût non négligeable. Cependant lorsque le transfert est effectué aussi rapidement, les nouveaunés voient ainsi leurs chances de rester en vie fortement augmenter.

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