SERVEURS DE POST TRAITEMENT DERNIÈRES ÉVOLUTIONS

par Cristina Bertini, Praticien Hospitalier au CHU de Bordeaux

L’utilisation de l’imagerie à l’hôpital s’est beaucoup développée, et entraîne de nouveaux besoins : elle nécessite davantage de reconstructions d’images, une pertinence des images par type de serveurs, et disposer d’un unique outil pour différents usages. La problématique est donc comment envisager l’implantation de serveurs de post traitement des images?

On définit donc différents besoins pour différents utilisateurs. On distingue deux types : les serveurs de post traitement ou d’application (autonome ou intégré au PACS), et les logiciels de post traitement (spécialisé). Les différents utilisateurs sont les Radiologues, Médecins nucléaires, Cliniciens. Les questions importantes à se poser sont « combien d’utilisateurs » et « quelles applications pour quels utilisateurs ». On remarque un glissement des achats des consoles lié aux scanners/IRM vers des serveurs post traitement multimarques.

Le workflow (littéralement “flux de travaux”) met en avant trois principaux moyens d’accès au serveur : le PACS, le SIR et le Dossier Patient, avec une possibilité d’interfacer les trois systèmes. Il faut faire attention aux données extrêmement volumineuses ainsi qu’aux standards utilisés.

L’architecture et le paramétrage serveurs sont des points importants dans l’implantation de serveurs de post traitement, notamment concernant : le dimensionnement du/des serveurs/modules (en fonction du nombre d’utilisateurs simultanés, de logiciels utilisés et de fiabilité souhaitée) ; la redondance, la virtualisation, l’externalisation, le paiement à l’usage, l’évolutivité du nombre d’utilisateurs et l’évolutivité des applications ; l’attention aux « sauts de configuration » (le coût peut fortement varier en fonction du nombre d’utilisateurs) ; et l’ergonomie, essentielle à une bonne utilisation et importante pour la formation.

Pour la standardisation il faut respecter le standard DICOM et les recommandations IHE.

Le choix d’un serveur de post traitement implique donc réflexion, concertation, organisation, adaptation, ainsi qu’un budget évolutif car les logiciels évoluent. Il faut bien prendre en compte les besoins des utilisateurs, le workflow, et les standards. Enfin il faut réaliser des tests et vérifier les performances réelles.


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