RETOUR D’EXPÉRIENCE SUR L’APPROCHE RADIOPROTECTION AU BLOC OPÉRATOIRE

Par Serge CARRE, Technicien supérieur hospitalier, DPIMS, CHRU Besançon Dominique ROTA-BETAIN, Cadre supérieure pôle imagerie, PCR coordinatrice, CHRU Besançon – Odile BONNAVENTURE, PCR, CHRU Besançon

L’imagerie à rayons X au bloc opératoire est utilisée par les chirurgiens dans certains cas pour guider leurs gestes. Deux types de dispositifs médicaux entrent en jeu : les générateurs fixes et les appareils mobiles. Ainsi, la protection du personnel de santé et des patients face à ces rayonnements ionisants doit être prise en compte lors de l’achat d’un nouvel équipement ou l’ouverture d’un nouveau bloc. La démarche à suivre est dictée par la norme NFC 15- 160 complétée par la décision ASN 2013- 0349. Elle définit notamment les épaisseurs minimales de plomb à respecter lors du blindage des salles de blocs opératoires, les dispositifs de sécurité à mettre en place (signalisation lumineuse, arrêt d’urgence) et les informations à reporter sur le plan de salle. Dernièrement, cette norme a évolué en intégrant les appareils mobiles, qui n’étaient jusqu’à présent pas concernés. Le changement majeur est basé sur la méthodologie de calcul déterminant l’épaisseur de plomb appropriée à la protection. Un ensemble considérable de critères est étudié tels que les différents types de rayonnements (primaires, diffusés et de fuite), le temps d’utilisation moyen de l’appareil, l’affectation des locaux adjacents ou encore les parois (murs, plafond, porte).

Le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Besançon a fait un retour d’expérience sur la mise en application de cette évolution réglementaire. Le choix stratégique de cet établissement a été de plomber la plupart des salles de blocs opératoires à deux mm pour conserver leur polyvalence. Par la suite, après l’étude des nouveaux équipements à venir, ils ont décidé de plomber à trois mm les plus grandes salles. En effet, dans les petites salles, l’installation d’équipements lourds n’était pas envisageable.

Pour réaliser au mieux ce type de travaux, il a été démontré par l’expérience du CHRU de Besançon que la communication entre l’ingénieur biomédical, la Personne Compétente en Radioprotection (PCR) et le responsable des travaux est essentielle.

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