Retour d’expérience DACS

Par Jean-Luc PLANTIN, Manipulateur PCR, CH Jeanne de Navarre

« On savait que le suivi de dose patient allait devenir obligatoire » nous introduit Jean-Luc Plantin au sujet du suivi de dosimétrie patient. Au sein de son établissement et équipe de travail, le DACS est né d’une volonté d’un renouvellement du scanner avec, comme but, une évolution majeure du système. Des prototypes existaient au préalable comme le Dose Watch mais rien qui ne ressemble au système actuel. Les premiers pas avec cette nouvelle technologie n’ont pas été simples à cause de l’énorme quantité de données ainsi que de la difficulté à les exploiter. De nombreux débats entre les radiologues et les référents scanner du Centre Hospitalier ont eu lieu pour donner un sens à l’exploitation du DACS. Rapidement les réglementations sont arrivées, comme celle sur l’obligation du suivi de qualité en imagerie et sur le suivi de dosimétrie patient.

Les premières utilisations ont montré des résultats significatifs. En effet, cette nouvelle technologie collecte et analyse les données dosimétriques provenant de tous types d’activités. L’apport du DACS permet d’obtenir un échantillon significatif de patients afin d’améliorer la force des statistiques de dosimétrie, pour un examen, un protocole, ou l’ensemble de l’activité d’une modalité d’imagerie. En effet, le DACS offre des outils pour consolider la qualité des études comparatives. Il guide les acteurs de la radioprotection dans l’optimisation de la dose, en étudiant par exemple un compromis entre la qualité de l’image et la dose utilisée. Le DACS est également un outil d’aide pour les équipes médicales, à travers l’automatisation du transfert des doses vers le compte rendu de l’examen, voire le dossier du patient.

Le DACS est donc aujourd’hui un outil nécessaire à la qualité de la prise en charge radiologique des patients. Il permettra à l’avenir, selon Jean-Luc Plantin, une extension du recueil de données en passant par un travail d’optimisation. Un recueil de données complémentaires pourrait alors permettre des analyses plus précises et laisserait entrevoir une porte vers l’Intelligence Artificielle que l’on peut imaginer faire un retour automatique du DACS vers le matériel d’acquisition pour une optimisation maximale.

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