Radioprotection et contrôle de qualité : l’expérience des physiciens

Par Lore SANTORO Physicienne à l’institut de cancérologie de Montpellier -Joël GREFFIER Physicien, CHU Nîmes – Julien LEROY Physicien, CHRU Montpellier

La médecine nucléaire est une discipline qui consiste en l’utilisation de radiopharmaceutiques à des fins diagnostiques ou thérapeutiques. Le contrôle qualité des appareils en médecine nucléaire repose sur une décision du 25 Novembre 2008 et un de ces contrôles consiste à vérifier l’homogénéité des détecteurs avant l’examen.
La quantification permet d’extraire une valeur numérique à partir d’une image pour obtenir une caractéristique objective des observations. Il en existe deux types : la quantification relative et la quantification absolue. Une échelle quantitative commune à tous les patients est maintenant utilisée par les médecins. Cela permet la caractérisation objective des ions, une indication pronostique et une évaluation de la réponse au traitement. La quantification, le contrôle et la dosimétrie ne sont donc réalisables que si on dispose d’une machine adaptée, bien maîtrisée et contrôlée. Il faut replacer le contrôle qualité dans sa version clinique et non réglementaire.
Un adulte ayant reçu 1 Sv verra son risque d’apparition de cancer mortel augmenter de 1%. Ce qui confirme que la dose reçue est liée à l’apparition de cancer. De plus, 2% des cancers décelés aux Etats- Unis pourraient être liés aux examens de scanographie. Par conséquent, le physicien médical doit contribuer à la performance de ses appareils à travers un contrôle qualité. Il doit également mettre en place des protocoles optimisés en fonction de l’activité clinique et des données statistiques du client.
L’optimisation en radiologie interventionnelle a un intérêt diagnostique et thérapeutique indiscutable. Il faut faire très attention aux protocoles « constructeurs » proposés, on peut les optimiser car le constructeur privilégie la qualité d’image dans 90% des cas. Il faut donc être assez proche du terrain pour sensibiliser les praticiens. Cette optimisation ne peut pas se faire sans le personnel médical qui valide la qualité d’image sans laquelle le médecin ne peut pas travailler.

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