Quels outils pour assurer la fonction maintenance dans l’hôpital connecté ?

Par Arnaud Lorimier, ingénieur biomédical, Hôpitaux Universitaires de Genève Jerome Descheirder, directeur Marketing CMO, GE Healthcare Denis Papin, directeur général, Surgiri

Depuis quelques années, de plus en plus de dispositifs médicaux sont « connectés » : à un réseau local, au réseau interne de l’établissement ou même à internet. Demain, la grande majorité des équipements sera connectée. Mais une question se pose à l’aube de l’ère de l’hôpital connecté : Comment assurer la maintenance de ces équipements et quels outils supplémentaires sont offerts par cette technologie ?
Certains dispositifs médicaux, comme les imageurs ou les respirateurs, permettent d’ores et déjà l’utilisation d’outils de maintenance à distance : exportation des logs, accès à distance par un expert technicien, émission autonome de messages vers le centre expert, etc. Surgiris, par exemple, propose un éclairage de bloc intelligent, capable de détecter et analyser les pannes à distance. Cette solution offre une meilleure réactivité au service biomédical. GE Healthcare, de son côté, a installé plus de 30 000 machines connectées, qui représentent 15 000 rapports par jour. Bien que l’expertise humaine reste un facteur important dans la maintenance, les
données collectées alimentent la base de données de connaissances, facilitant ainsi la maintenance.
Néanmoins, de nombreuses questions subsistent, notamment sur la place qu’occupe le service biomédical dans cette maintenance connectée. En effet, ne risquet-on pas de voir s’échapper une partie de la maintenance ? A cela, les constructeurs répondent que les établissements sont demandeurs de télémaintenance, pour des questions de disponibilité et d’efficience de la maintenance. De plus, les services biomédicaux doivent être tenus au courant des interventions effectuées sur les dispositifs, même si elles ont lieu à distance. Dans cette optique, les constructeurs mettent en avant une solution de transfert des rapports par e-mail, ou même sur smartphone. Enfin, la nécessité de sécuriser les communications entre les dispositifs est un point critique. Ainsi, les systèmes de télémaintenance sont séparés des autres systèmes, contenant les données patients par exemple.

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