Quels apports de l’imagerie en coupe dans la prise en charge du cancer ?

Par Dr Hamid ZARQANE Praticien Hospitalier en Radiologie, CHU Arnaud de Villeneuve

Aujourd’hui, l’imagerie en coupe, tant scanner qu’IRM, prend une place importante si ce n’est essentielle dans la prise en charge des patients atteints de cancer.
La première étape est la détection qui est souvent améliorée par l’injection de produit de contraste, ce qui permettra d’augmenter la différence de densité entre le nodule et l’organe hôte. Il est à noter que cette injection n’est pas nécessaire au niveau du poumon car le contraste spontané entre le nodule et l’air est suffisant.
Une fois le nodule détecté, il faudra pouvoir le caractériser. Cette étape est essentielle, en effet, la plupart des nodules détectés ne sont pas cancéreux et il serait anxiogène et préjudiciable pour le patient de considérer tout nodule comme suspect. Pour aider à leur classification, le radiologue se servira de caractéristiques morphologiques mais surtout évolutives. En effet, la principale différence entre un nodule bénin ou malin est que ce dernier grossit ! Pour cela, le radiologue pourra s’aider des logiciels de volumétrie beaucoup plus précis. Quand le doute persiste, la seule solution est de réaliser une biopsie qui sera guidée dans la majorité des cas par le scanner.
Le diagnostic de cancer établi, il va maintenant falloir réaliser le bilan d’extension (recherche de métastases). Ce bilan sera réalisé à la fois par le scanner et l’IRM. L’IRM de diffusion est également une technique prometteuse pour le bilan lésionnel.
Le radiologue interviendra également dans la prise en charge thérapeutique du patient. Il pourra par exemple placer un coïl à côté de la lésion pour que le chirurgien puisse voir la zone à réséquer. Il pourra également « brûler » directement la lésion (radiofréquence) voire diminuer les douleurs du patient dans le cadre des métastases (cimentoplasie vertébrale).
Pour conclure, nous pouvons dire que le scanner (par sa rapidité et sa résolution spatiale) et l’IRM (par sa capacité de caractérisation) sont 2 examens primordiaux et complémentaires dans la prise en charge du cancer.

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