PROTECTION face aux risques en laboratoires d’anatomo-pathologie

Par Messieurs AOUSTIN et Le TRIONNAIRE

Profession : Contrôleurs de sécurité

www.carsat-bretagne.fr Assurance Maladie – CARSAT Bretagne

Dans le conseil aux entreprises la CARSAT s’intéresse aux risques professionnels en agissant sur la prévention de ces risques et par une tarification auprès des employeurs. Elle propose aussi différentes solutions pour améliorer les conditions de travail dans les entreprises et notamment dans les laboratoires. Le service responsable des risques professionnels agit par pôles (équipes spécifiques) et par régions géographiques. Une action régionale est en cours dans les laboratoires pour promouvoir la prévention des risques chimiques (liste des produits utilisés, estimation des dangers, examens des conditions d’utilisation, cartographie des prélèvements dans l’atmosphère…).

Les agents chimiques toxiques sont souvent responsables de difficultés respiratoires et peuvent être retrouvés à différents niveaux dans les laboratoires comme pendant la réception, l’enregistrement, l’analyse macroscopique, la préparation des solutions, le stockage de pièce après reconditionnement, au cours de la décalcification par exemple, pendant le collage des lames.

Pour évaluer ces risques, des prélèvements d’atmosphère ont été effectués et de nombreux agents toxiques ont été trouvés. Pour changer cette situation, des solutions sont proposées comme la substitution d’agents toxiques par d’autres moins ou non toxiques. D’autres mesures telles que la séparation des locaux, l’adaptation des méthodes de travail, la mise en place de protections collectives, la formation du personnel sont souvent nécecessaires pour réduire les risques.

Aussi, la ventilation est une méthode efficace pour diminuer les expositions des salariés face aux agents toxiques. La ventilation localisée dans les laboratoires d’anatomie-pathologie permet de capter au plus près le polluant afin d’éviter une dispersion dans tout le local ce qui assure une protection des voies respiratoires. Ce type de ventilation doit respecter plusieurs principes. La ventilation générale agit par dilution des polluants dans le local. Elle repose donc sur la maîtrise des concentrations et l’acceptation d’un niveau résiduel de pollution. Cette méthode doit être utilisée en complément de la ventilation localisée.

Pour conclure, une bonne ventilation doit être adaptée au poste de travail et aux besoins ce qui impose l’élaboration d’un cahier des charges pour fixer les objectifs, d’un dossier d’installation et un suivi des équipements (maintenance).

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