Principes et applications des nouvelles approches en biologie moléculaire des cancers

Par Alexandre EVRARD PH biologiste au laboratoire de biochimie, CHU Nîmes – Jérôme SOLASSOL PH biologiste au laboratoire de biopathologie, CHRU Montpellier

Le cancer a deux génomes : un génome constitutionnel qui peut nous informer sur la susceptibilité de la maladie ou sur les aspects de toxicité et de pharmacocinétique, de pharmacogénétique. Le deuxième génome nous informe sur la caractérisation génétique de la tumeur, il est défini à partir d’un prélèvement qui nous permet de prédire la sensibilité à un traitement particulier. On se dirige donc de plus en plus vers une identification moléculaire des tumeurs. Cette caractérisation a permis la création de mécanismes pour cibler les molécules thérapeutiques. C’est pour cela que des tests (tyrosine kinase) sont développés afin de savoir si le patient est apte à recevoir la thérapie proposée. Ainsi, depuis quelques années, un bouleversement de la prise en charge des patients ayant le cancer est observé.
Les molécules spécifiques, que l’on appelle récepteurs de surface, ont le rôle fondamental de permettre l’activation de voies de signalisation de protéines dans la cellule de l’extérieur à l’intérieur. Dans le cas du cancer, il y a un défaut de la réception de cette signalisation. Ce processus est en développement et marche très bien pour le cancer du poumon mais des prescriptions du médecin sont obligatoires. Il s’avère que 10% des prélèvements ne peuvent pas être traités à cause de défauts liés aux PCR (Pathological Complete Responses), les techniques liées à ces PCR sont donc en pleine évolution. Ces techniques ont énormément évolués. Toutefois, le séquençage reste la technique de choix.
La méthodologie et les derniers développements ont mené à la méthode de séquençage NGS qui est capable d’analyser des millions de mutations en une seule réaction. Ces analyses NGS se déroulent en 2 grandes étapes. Cette méthode présente le désavantage d’être très coûteuse.
La biopsie liquide et l’analyse de l’ADN circulant dans les cellules tumorales ont un avenir prometteur. Dans les années à venir les évolutions technologiques vont permettre un meilleur traitement des tumeurs chez les patients.

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