PLAN BLANC ET PSM II : ORGANISATION, RÔLES, RISQUES NRBC

Par Dr Christophe LAMBERT

Praticien Hospitalier Urgentiste, CHRU Besançon

Le Plan Blanc contient des mesures d’organisation destinées à faire face à une situation sanitaire exceptionnelle ou une activité accrue d’un établissement de soins. Il permet d’organiser l’accueil et la prise en charge d’un afflux massif de victimes d’un accident, d’une catastrophe, d’une épidémie ou d’un événement climatique meurtrier et durable. Il impacte tous les métiers présents à l’hôpital : soins, pharmacie, administration, logistique, sûreté et service biomédical. Suite aux événements récents ce Plan Blanc prend également en compte les nouvelles menaces terroristes.

Le Plan ORSAN date de 2014 et définit l’organisation de la réponse du système de santé à tous types d’événements inhabituels ou de grande ampleur susceptibles de mettre en tension ou de perturber le fonctionnement du système de santé. Il chapeaute les Plans Blancs définis pour chaque établissement hospitalier. Le plan ORSAN comprend 5 volets : ORSAN AMAVI pour l’accueil massif de victimes non contaminées, ORSAN CLIM qui gère la prise en charge de nombreux patients suite à un phénomène climatique, ORSAN EPI-VAC pour la gestion d’une épidémie ou d’une pandémie sur le territoire national, pouvant comprendre l’organisation d’une campagne de vaccination exceptionnelle par le système de santé, ORSAN BIO qui prend en charge un risque biologique connu ou émergent et ORSAN NRC pour l’accueil massif de victimes non contaminées.

Le plan ORSEC est le Plan d’Organisation de la Réponse de la Sécurité Civile. Il définit les actions nécessaires au rétablissement d’une situation normale. Tous ces plans imposent un certain nombre d’axes de réflexion à savoir l’organisation de l’offre de soins pour répondre aux situations sanitaires exceptionnelles, l’acquisition et la répartition des moyens sanitaires mobilisables pour faire face aux menaces identifiées, la formation des professionnels à la gestion des situations sanitaires exceptionnelles.

Ainsi, les établissements de soins se munissent de postes sanitaires mobiles, de tenues de décontamination, de respirateurs transportables, de moyens de radiocommunication et de stocks stratégiques de médicaments. Ces dispositions impactent le service biomédical qui doit prendre en charge du matériel supplémentaire et aider à la définition du cahier des charges lors de l’acquisition des équipements.

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