Penser les nouveaux blocs opératoires, l’architecture et l’ingénierie biomédicale

Géry DIVRY – Architecte (AXaires) – 2013

Penser un bloc opératoire, c’est imaginer le cheminement qui mène à un bloc opératoire moderne. Il faut pour cela bien définir les acteurs du projet. L’objectif est de concevoir un bloc sécurisé (hygiène) et efficace en terme d’organisation. Il doit également être évolutif, donc capable de recevoir des extensions au cours du temps, et compréhensible par les utilisateurs – le bloc n’est pas un labyrinthe. 

Les acteurs du projet sont la direction de l’hôpital, les utilisateurs du bloc, le service biomédical et le service travaux, ainsi que les parties extérieures comme les Assistants Maître d’Ouvrage (AMO), les fournisseurs de matériel, les concepteurs et architectes… L’ingénieur biomédical  doit s’imposer comme coordinateur dès le début du projet, et doit donc savoir s’entourer. Un consultant spécialisé dans la conception des blocs opératoires avec plus de dix ans d’expérience est un atout. De plus, il faut se rendre compte que l’AMO n’est pas un spécialiste du bloc opératoire : il a généralement une vision technique et rarement fonctionnelle de celui-ci. Une vision élargie du fonctionnement réel du bloc opératoire est indispensable pour mener à bien sa construction. Par exemple, il faut dès le début du projet imaginer où passent les patients pour se rendre dans une salle d’opération, et comment. 

La phase de programmation est essentielle. L’ingénieur biomédical, les anesthésistes, un éventuel consultant spécialisé et le programmiste doivent concentrer leur réflexion sur les  fonctions clefs du bloc, comme le trafic des patients (les flux régissent l’organisation du bloc) et les équipements à implanter, notamment en termes de volume. Enfin, les différents acteurs  doivent anticiper les évolutions techniques du bloc opératoire. Les salles devront à l’avenir être  polyvalentes en accueillant l’imagerie interventionnelle (salles mixtes ou hybrides), ou encore  prendre en compte la multiplication d’appareils communiquant, donc connectés au réseau de  l’hôpital. 

En conclusion, M. Divry pense que le temps de l’optimisation est venu. On demande aujourd’hui de faire plus (de travaux d’aménagements et d’optimisation de la circulation) avec moins (de budget). Des études préalables à l’implantation d’un bloc opératoire sont donc nécessaires pour  ne pas gaspiller les ressources telle la surface au sol.

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