L’IMPRIMERIE 3D AU SERVICE DE LA SANTÉ

Pr Alain BERNARD
Professeur des Universités – Ecole Centrale de Nantes.
Vice-Président de L’Association Française du Prototypage Rapide et de la
fabrication additive (AFPR).

Au cœur de l’innovation, la fabrication additive est une des clés de voûte pour notre avenir. En effet, elle consiste à créer un modèle numérique à l’aide d’un ordinateur, à le découper « numériquement » en tranches puis à ré-empiler physiquement ces tranches en 3D. Elle est connue aussi sous le nom de l’impression 3D.
La fabrication additive peut être utilisée du prototypage d’un produit jusqu’à sa production à grande échelle. Elle est économiquement appropriée à la production de petits composants en grandes quantités ou de pièces avec des paramètres complexes : géométrie, couleurs différentes, mélange de matériaux différents voire intégration de composants électroniques. Trois facteurs clés doivent être maîtrisés pour la fabrication additive : les matériaux, l’énergie ou la solution de constitution et d’assemblage des couches, et la définition numérique.
La matière de base peut être sous forme de liquide, de poudre, de ruban ou de fil. La mise en forme de la matière se fait grâce à un laser, une lumière visible, UV, IR ou une source de chaleur. Elle peut également s’effectuer par projection de matière ou agrégation de grains de poudre sous l’action d’un liant. Les processus de fabrication peuvent se faire à travers une fusion suivie par une solidification ou un frittage, ou encore, par un procédé de polymérisation ou de réticulation.
En pleine expansion, cette technologie a fait ses preuves dans plusieurs domaines. La nécessité de normalisation à commencé depuis 2007 à travers un groupe que quelques acteurs français dont l’AFPR ont mis en place dans le cadre de l’UNM (UNM 920).
Dans le domaine médical, des applications s’illustrent à travers la réalisation des os artificiels (hanche, rachis…) avec des modèles 3D ambitieux, résistants et flexibles qui permettent une régénération cellulaire et vasculaire optimale. Cependant, même si ces procédés apportent des réponses, il est essentiel de s’assurer que ces solutions restent fiables, et de poursuivre les études afin de répondre à toujours plus de défis dans l’avenir.

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