L’IMAGERIE DE DEMAIN

Pr Emmanuel ITTI et Pr Alain LUCIANI
Pôle FIT (Fonction Imagerie Thérapeutique), Imagerie médicale
Hôpitaux Universitaires Henri Mondor, Créteil

Cela fait quelques années que l’imagerie hybride est sur le devant de la scène. Depuis 2005 on peut retrouver des TEP/Scan, mais ce n’est qu’en 2010 que sont apparus les premiers TEP/IRM. Dans ces techniques hybrides, l’imagerie établit une cartographie des coefficients d’atténuation ainsi qu’une acquisition d’images de diagnostics.
Actuellement il existe deux types de TEP/IRM :
• Les séquentiels, proposés par Philips.
• Les simultanés, plus récents, mis sur le marché par Siemens. Leurs acquisitions TEP et IRM se font au même moment. Cette technologie permet un meilleur recalage et une meilleure correction de mouvements.
D’une manière générale, au vu des premières publications cliniques rapportées dans la littérature, l’imagerie TEP/IRM présente des performances supérieures à la TEP/Scan pour la détection et la caractérisation de lésions tissulaires – dans le foie et la moelle osseuse par exemple – à l’exception des poumons. C’est notamment le cas pour la détection de lésions secondaires hépatiques. De plus, les acquisitions en simultanées sont plus efficaces pour le recalage des organes en mouvement, notamment sous l’influence de la respiration.
Désormais, on retrouve également de nouvelles technologies pour la conversion du signal lumineux en signal électrique. Les photomultiplicateurs sont remplacés par des photodiodes à avalanche. Leur temps de montée est lent et leur gain moindre. Cependant, elles présentent
un meilleur rendu de longueur d’onde et, surtout, sont insensibles au champ magnétique.
Les principales limites de ces nouveaux appareils hybrides restent leur coût à l’acquisition. En 2014, la France ne possède toujours pas de machine TEP/IRM installée en site clinique, contrairement aux autres pays occidentaux.

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