Les objets connectés : perspectives et défis technologique

Par Jean-Samuel REYNAUD et François FAURE Directeur technique, Société QOWISIO Ingénieur biomédical, CHU d’Angers

Un objet connecté est composé des éléments suivants : un capteur interne, un microcontrôleur, une batterie pour fournir l’énergie et une antenne pour transmettre l’information. Ils communiquent grâce à des puces radios via un réseau, pour enfin transmettre l’information collectée par le capteur de l’objet, à l’application, tout en conservant les données dans un espace de stockage de type Cloud. L’ensemble de ce parcours représente la chaîne de valeur de l’objet connecté. L’entreprise Qowisio (startup créée en 2009) agit sur l’ensemble de cette chaîne en alliant hardware, software et télécommunications.
En tant qu’opérateur de réseau basdébit Qowisio s’adresse aux PME et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI). Il propose une couverture nationale, basée sur le déploiement de son propre réseau. Cette couverture est rendue possible grâce à sa nouvelle technologie nommée LPWA (Low Power Wide Area Network).
L’utilisation de serveurs interconnectés grâce à l’I Cloud permet une consommation énergétique moindre des objets connectés, particularité de la technologie LPWA.
Plus précisément cette technologie permet d’envoyer de très faibles volumes de données plusieurs fois par jour à un coût très faible. L’avantage des objets connectés intégrés par rapport aux objets connectés classiques est l’absence de carte SIM, une batterie durable, un coût de réseau faible et une solution simple à mettre en place. L’inconvénient est le débit faible, qui suffit néanmoins pour les informations qui transitent.
Ce type de technologie pourrait être appliqué en hôpital. Une localisation précise du matériel, des données mesurées par les capteurs, l’assistance du maintien à domicile et la maintenance sont des solutions envisageables.

Questions
Combien cela coûte pour tracer mon vélo ? Entre 20 et 30 €. L’abonnement coûte 10 centimes par an et par objet. Pour prendre un exemple, si mon vélo coûte 150 €, il est inutile d’avoir un dispositif de traçage coûtant plus de 10 €.
Concernant le marquage CE, si ce système utilise I Cloud, comment se passe l’hébergement de données (médicales) ? Un aiguillage est effectué avant puis les données sont directement envoyées à l’organisme en charge de la législation. Tout ceci est transparent pour l’utilisateur.
A l’aide de ces solutions, peut-on s’assurer de la continuité du signal délivré par l’objet connecté, par exemple pour des ECG qui doivent assurer un taux de disponibilité de 99,999% ? D’une part pour ce qui est de l’application Qowisio, un regroupement est fait par le Cloud pour avoir une continuité de service. D’autre part d’un point de vue technologique, il est impossible d’avoir une précision aussi importante pour la continuité de service.
La technologie peut-elle être envisagée pour le tracking des petits DM ? Oui mais pas au-delà d’une distance de 100m, sinon il faut déployer une infrastructure spécifique pour une meilleure précision. Un autre exemple serait de tracker les données mesurées par les capteurs dans le but de connaître la disponibilité des lits.

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