LES APPLICATIONS TEP SCAN EN CARDIOLOGIE

par Frédéric LAMARE & Philippe FERNANDEZ, Equipe TEP Recherche – CNRS & CHU de Bordeaux

La TEPTDM est un examen d’imagerie nucléaire combinant la TEP (tomographie par émission de  positons) qui permet de repérer les cellules ayant un métabolisme anormal et le scanner qui les  situe dans leur environnement anatomique. Des machines très performantes sont développées par  Philips, Siemens et General Electric respectivement les modèles Gemini TF, Biograph mCT et  Discovery 690.  

Les avancées technologiques concernent les cristaux, les photomultiplicateurs, le temps de vol et les  méthodes de reconstruction : 

Les cristaux LYSO ont un temps de décroissance assez faible et des performances de  scintillation augmentées. Un autre cristal, LaBr3 est encore en cours de développement.  – La technologie temps de vol introduit une information additionnelle sur le temps, utilisée pour  une meilleure localisation des événements. Elle induit une amélioration considérable de la  netteté des images reconstruites. 

Les méthodes de reconstruction : 

– Astonish TF, mise au point par Philips, utilise des cristaux LYSO de 4mm*4mm*22mm et est  basée sur le principe de « full list mode reconstruction ». 

– Vue point FX, proposée par General Electric, introduit des étapes de correction et des  informations temporelles à chaque itération de la reconstruction 3D.  

– Optiso HD de Siemens est un système de détection incluant des cristaux LSO  4mm*4mm*20mm et une matrice de reconstruction 400*400. True V introduit un champ  axial étendu de 22 cm et une résolution spatiale de 2 mm permettant une étude dynamique  sur un organe entier. 

Les trois constructeurs offrent des solutions systèmes couplées à un ECG pour les acquisitions  synchronisées sur les battements cardiaques. Concernant la respiration, les solutions sont  différentes : spiromètre, ceinture de pression, RPM (Varian). 

Quelques innovations: Siemens HD Chest et GE Motion Free 4Dx et Rad Rx.  

Malgré les améliorations apportées, leurs performances rencontrent plusieurs obstacles comme les  effets de volume partiel, la quantification et le mouvement respiratoire. 

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