Les achats à l’hôpital : la vision de la dgos

Par Raphael RUANO Responsable du programme PHARE, DGOS, Ministère des Affaires Sociales et de la Santé

Depuis 2012, dans le cadre du projet PHARE, une stratégie d’optimisation des achats hospitaliers s’est mise en place progressivement grâce à l’implication de tous les acteurs concernés, des gains importants de qualité et de sécurité des achats mais aussi de l’amélioration de la performance. Ainsi, sur la période 2012-2014, des économies de 840 millions d’euros ont été réalisées. Le but est de mettre en place la nouvelle fonction achat au 1er janvier 2018. Un groupe de travail a été constitué afin de déterminer les « bonnes pratiques » concernant la réalisation des achats à l’hôpital. Un ensemble de bonnes pratiques a été défini afin que l’ensemble des acteurs travaillent de la même façon. Pour les GHT, après 2020, une convergence des marchés est prévue, c’est-à-dire que tous les contrats seront des contrats GHT. La mise en place d’un tel processus n’implique pas le regroupement géographique. L’approvisionnement des produits pharmaceutiques ne sera pas inclus dans le plan d’achat.
L’ensemble des domaines d’achats sera couvert par les centrales d’achat. Le but est de réguler le rythme des commandes, fiabiliser la mise en place des catalogues produits, fiabiliser les prévisions de consommation, ainsi que trouver des synergies entre les achats, les approvisionnements et la
logistique. De plus, les marchés seront établis par l’établissement support et la signature des commandes restera sous la responsabilité des sites.
En raison de la mise en place des GHT de taille variable, il faut moduler la réponse en terme d’organisation, à savoir : mettre en place un référent achat au sein de chaque établissement membre de la GHT facilitant, l’échange avec le directeur d’établissement afin d’assurer un suivi et une proximité. Il faut aussi mutualiser les achats.
Deux principes sont possibles dans la gestion des acheteurs : soit une organisation matricielle, qui ne change pas beaucoup par rapport à l’organisation géographique actuelle (cela reste toutefois, compliqué à gérer en termes de disponibilité et de conflits de priorités), soit une organisation pyramidale et dans ce cas, les acheteurs sont rattachés au référent achat, ceci est facile à gérer au quotidien malgré une réorganisation nécessaire de leurs activités afin qu’ils puissent travailler à plein temps sur la fonction achat.
D’un point de vue secteur géographique, les opérateurs nationaux agiront sur des segments nationaux et les opérateurs régionaux sur des segments régionaux.

Questions
Pourquoi a-t-on sorti la pharmacie, c’est-à-dire pourquoi ne prenons nous pas en compte les achats de l’approvisionnement de la pharmacie quand on voit le volume d’achat ? Les acheteurs pharmaciens seront dans la fonction achat et seul l’approvisionnement ne sera plus pris en compte dans une organisation pyramidale.
L’ingénieur biomédical aura-t-il pour rôle de mettre en concurrence les centrales d’achats ? Le recours ou non à une centrale d’achat implique que le choix soit éclairé. L’acheteur doit avoir la vision de ses besoins en amont sur le point technique, et ceci à travers les fournisseurs. Les opérateurs doivent donner le maximum d’informations en amont : savoir quand les contrats vont arriver à échéance, quels sont les perspectives de gain, quel est le périmètre des contrats, quels sont les leviers d’action qu’ils activent, et bien d’autres questionnement … Il faut donc que les opérateurs montent en compétence pour arriver à gérer tout ceci.

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