LE POINT SUR les techniques de monitorage hémodynamique

Par Pr Jean-Jacques LEHOT

Service d’anesthésie-réanimation Hôpital Cardiovasculaire et Pneumologique Louis Pradel

Le monitorage hémodynamique permet de déterminer l’état de la macrocirculation et de la microcirculation dans le corps humain. Ce monitorage est destiné à prévenir d’éventuels troubles hémodynamiques ou suivre l’avancé d’un traitement. Pour cela l’intervenant nous a présenté ces deux types de circulation sanguine et les différents monitorages possibles.

La macrocirculation concerne principalement le réseau artériel et veineux ainsi que le débit cardiaque (DC). Ce dernier permet de déterminer la capacité de la circulation sanguine à véhiculer de l’oxygène et du gaz carbonique en retour. Il est lié à la pression artérielle (PA) par l’équation : PA=DC x Résistances vasculaires.

On recense quelques monitorages pour le débit cardiaque comme :

– La thermodilution artérielle pulmonaire: système invasif utilisant des cathéters positionnés au niveau des cavités cardiaques droites.

– La thermodilution transpulmonaire (PICCO): injection d’un bolus froid de soluté physiologique et recueil des variations de température au niveau d’une artère. C’est un système qui est moins invasif et qui utilise aussi des cathéters.

– Le Doppler œsophagien qui mesure le débit sanguin dans l’aorte descendante. C’est le seul monitorage hémodynamique ayant jusqu’à présent montré son efficacité sur l’évolution des patients subissant une chirurgie à haut risque.

La microcirculation à un rôle principalement dans les échanges gazeux et nutritifs. La spectroscopie dans le proche infrarouge (NIRS) est un système de monitorage non invasif qui consiste à envoyer un faisceau infrarouge sur le cuir chevelu, on capte à la sortie ce faisceau pour avoir des informations sur l’irrigation du cerveau. On aimerait étendre cette technique pour d’autres organes comme les reins. Actuellement ce domaine et en plein essor et évolue très vite. On l’utilise principalement pour observer les effets de l’administration de médicaments.

Il existe bien sûr d’autres types de monitorage : Doppler, tonométrie…

En conclusion il est important de sélectionner le monitorage en fonction du patient et de sa pathologie, des variables à mesurer, de sa facilité d’utilisation et aussi de son prix.

Il faut connaître les performances et les limites de l’appareil et choisir le monitorage qui va améliorer le pronostic patient.

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