LA SURVEILLANCE POST-OPÉRATOIRE EN SERVICE D’ÉTAGE ET L’INDICE DE STABILITÉ

Par Pr Hervé BOUAZIZ et Patrick SOUCHON

Médecin anesthésiste réanimateur, CHU Nancy

Société Masimo

La dépression respiratoire est un événement fréquent dans la période post-opératoire. Elle est souvent liée à l’utilisation des drogues, type opioïdes, prescrites pour lutter contre la douleur. Elle peut entraîner la mort si elle n’est pas détectée à temps, d’où la nécessité d’une surveillance des patients dans la période post-opératoire, et surtout la nuit. Surveiller la fréquence respiratoire est essentiel, mais c’est souvent un paramètre négligé.

En 2017, le CHU de Nancy a mené une étude observationnelle en Moselle. Elle a montré que les patients n’étaient pas monitorés entre le bloc opératoire et la salle de réveil, soit en moyenne pendant plus de 5 minutes, sur une période réputée critique. Ceci pouvant conduire à des désaturations parfois sévères. Ces pratiques vont à l’encontre des recommandations actuelles.

Un monitorage continu des patients en service d’étage serait très utile mais ces services sont souvent peu équipés en matériel de surveillance et disposent de peu de personnel. La solution proposée doit donc être simple à mettre en œuvre, fiable et adaptée au mode de fonctionnement de ce type de service.

Aujourd’hui, on peut, avec des paramètres non invasifs, simples à mettre en œuvre, comme la SpO2 , le pouls et la mesure de fréquence respiratoire, assurer une surveillance fiable grâce à des technologies performantes, comme Masimo SET. Ceci permet de réduire drastiquement le nombre de fausses alarmes.

Une réflexion doit aussi être conduite pour réduire le nombre d’alarmes vraies mais ne nécessitant pas d’actions de la part du personnel, ceci dans le but de ne déclencher une alarme que lorsqu’une action est nécessaire. Ces systèmes doivent transmettre les alarmes directement au personnel en charge du patient. Le concept de poste central a peu d’intérêt compte tenu du mode de fonctionnement de ces services. Le système Masimo “Patient Safety Net” est une solution simple à mettre en œuvre. Intégré au réseau hospitalier, il répond parfaitement à ce cahier des charges. Des études ont montré que l’utilisation d’un tel système permettait d’augmenter la sécurité des patients, de réduire les situations critiques et de limiter les retours en service de réanimation.

Enfin, les systèmes de scoring (comme EWS) peuvent aussi permettre d’aider à anticiper la dégradation de l’état des patients, grâce à une approche systématique, voire automatisée et continue du suivi de l’évolution des patients.

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