Imagerie de la femme : état de l’art

Par Pr Patrice TAOUREL Directeur d’un service imagerie, CHRU Montpellier

Aujourd’hui, il y a une rupture technologique dans l’imagerie du sein mais de nouvelles techniques permettant plus de spécificités sont en train de se mettre en place.

La tomosynthèse. La mammographie classique présentait l’inconvénient de rendre une image en 2D ce qui entraînait des faux positifs. Avec cette imagerie en coupe fine, on a une meilleure vision même si elle peut être légèrement polluée par la densité des seins. Cela permet de détecter plus de cancers et de limiter les faux positifs et faux négatifs qui étaient créés par la mammographie. Cette technique n’entraîne pas d’effets secondaires mais a un taux d’irradiation supérieur à la mammographie. Elle sera donc réalisée en seconde intention.

> Angiomammographie. Cette technique, combinant une mammographie plein champ et l’injection d’un produit iodé de contraste, permet une acquisition basse énergie pour l’aspect morphologique et une acquisition haute énergie pour la prise de contraste. Elle n’est pas utilisée pour un dépistage de masse car l’irradiation est forte.

> Biopsie sous IRM. Cette technique est indispensable pour les réhaussements vus exclusivement sous IRM. Elle permet de déterminer la nature d’une lésion suspecte repérée auparavant. Cette méthode, pas encore assez disponible, a un taux de succès élevé mais l’accès à la lésion peut être difficile.

> IRM fonctionnelle. Ce type d’IRM donne des informations sur le déplacement des molécules d’eau dans les cellules, sur la perméabilité des vaisseaux de la tumeur et sur l’activité métabolique de la cellule. L’intérêt est de pouvoir évaluer la chimio néo-adjuvante afin de savoir si celle- ci est efficace.

> Elastographie. Cette technique permet d’évaluer la dureté de la tumeur. La sémiologie est fiable mais peut entraîner des faux positifs.
Pour finir, il est important que la prise en charge et le diagnostic soient personnalisés selon l’âge, la densité des tissus et les facteurs à risques de chaque patiente.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.