IMAGERIE 4D/4K EN COELIOSCOPIE

Par Dr Zaher LAKKIS

Chirurgie viscérale et digestive, CHRU Besançon

technique de chirurgie mini-invasive, permettant une diminution de la douleur liée à l’acte chirurgical, une reprise rapide du transit et une diminution des adhérences par rapport à une chirurgie digestive classique. Les risques de complications post-opératoires et d’occlusions sont donc diminués. Les cicatrices laissées par une telle technique sont peu visibles, ce qui représente un confort esthétique non négligeable pour le patient. De plus, la durée de l’hospitalisation est réduite, ce qui est bénéfique à la fois au patient et à l’établissement.

Il est important de noter que le taux de survie globale et sans récidive est le même entre une coelioscopie et une chirurgie classique. La durée de l’opération s’avère être supérieure à une chirurgie classique, mais les saignements sont moindres. Finalement, le taux de mortalité en coelioscopie est largement inférieur au taux de mortalité en laparotomie, jusqu’à moitié moindre pour les patients de plus de 90 ans. Le risque d’iléus post-opératoires se retrouve également largement diminué, du fait que le chirurgien ne manipule plus les intestins du patient avec les mains. Ce fait, combiné à des saignements moindres, permet une meilleure visibilité tout au long de l’acte chirurgical. Ainsi, le taux de coelioscopies pratiquées ne cesse d’augmenter, avec toujours de très bons taux de réussite. La qualité de l’image est aujourd’hui un critère essentiel en coelioscopie, ce qui implique une absence de buée, de fumée, un encombrement minimal, le tout à un coût acceptable. Bien qu’il existe des dispositifs pour limiter la buée et la fumée, ils s’avèrent encore onéreux. De plus, il s’agit d’un véritable défi spatial au bloc opératoire, déjà très encombré par de nombreux équipements. Pour ce qui est de la laparoscopie 3D, elle implique que tout le personnel présent au bloc opératoire porte des lunettes 3D, que l’optique utilisée soit parfaitement propre, et une absence totale de buée, ce qui entraîne une contrainte supplémentaire. Les regards sont aujourd’hui tournés vers l’imagerie 4K, pour laquelle on a diminué la taille des pixels en vue d’obtenir une ultra haute définition. Dans la pratique courante, l’intérêt résiderait en une amélioration considérable de l’image et de la visualisation des détails, mais toujours à condition d’intégrer les coûts dans la démarche.

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