Hôpital coeur de réseau hôpital connecté

Par Dr Béatrice Falise Mirat, déléguée générale, pôle de compétitivité Medicen • Pr Magnan, Président CME, chef du service de Pneumologie, CHU de Nantes • Pr Marc Cuggia, informatique médicale biostatistique, dirige l’équipe Fouille de données, CHU de Rennes • François Langevin, Enseignant Chercheur UTC EHESP • François Guerder, DSI HU Strasbourg • Yannick Le Manac’h, Chef du service Biomédical, CHU de Nîmes

Les évolutions liées au numérique impliquent des changements concernant les métiers, la formation et les chantiers hospitaliers pour adapter les hôpitaux à la médecine de demain en prenant en compte les technologies et les projets médico-soignants, pour diminuer le temps de présence des patients à l’hôpital en augmentant l’ambulatoire et la télémédecine.
L’hôpital numérique va-t-il encore avoir besoin de murs ? Les établissements de santé peuvent-ils s’adapter aux changements ? Les grands hôpitaux dans les GHT vont se partager les plateaux techniques et les petites structures seront connectées plus rapidement à la télémédecine et au téléenseignement. Les DM connectés seront plus adaptés aux pathologies chroniques d’aujourd’hui. Cette nouvelle organisation permettra de réduire les inégalités d’accès aux soins.
Les hôpitaux étant rémunérés par la prise en charge interne des patients (T2A), un nouveau modèle économique sera requis. Les risques
associés au Big Data sont de surmédicaliser les données, de les commercialiser et de sur-diagnostiquer. Le Big Data permettra de cibler la prise en charge des patients et de la personnaliser. La réglementation des DM connectés est sous la responsabilité de l’ingénieur biomédical et devra être encadrée en distinguant les DM dédiés à la qualité de vie et les DM de diagnostic. Il existe deux types de données, les Small Data recueillies dans un cadre réglementé et les Big Data recueillies par les DM connectés ou le SNIRAM (Système National d’Information Inter-régime de l’Assurance Maladie). Les Big Data sont plus nombreuses mais moins fiables et moins précises. Enfin, un nouveau métier, le Data Scientist fait son apparition, à la croisée des métiers de l’informatique, de la biostatistique et de l’ingénierie biomédicale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.