France-québec : travailler avec l’informatique, regards croisés

Par Martin Cyr, Ingénieur biomédical, CHU Saint-Justine, Canada Philippe Laporte, Ingénieur biomédical, Groupe Biomédical Montérégie, Canada Mathieu Le Tutour, Ingénieur biomédical, CHU d’Angers

Depuis plusieurs années, le milieu hospitalier fait face à une croissance importante de l’informatisation des dispositifs médicaux, due à l’innovation des technologies de pointe et de l’interconnexion entre ceux-ci. Ainsi, les échanges entre le service informatique et l’ingénieur biomédical deviennent indispensables pour le bon fonctionnement d’un établissement de soins. Mais cette entente est-elle toujours simple ? Et quelle place peut avoir l’ingénieur biomédical dans la gestion d’un projet informatique ? Ce sont les sujets qui ont fait débat lors de cette table ronde, au cours du laquelle des témoignages d’intervenants canadiens et français ont été partagés.
Selon un sondage réalisé sur le site de l’AFIB (www.afib2016.fr), quelques difficultés existent et perturbent le bon déroulement du travail collaboratif entre les services informatiques et biomédicaux. Les raisons, principalement d’ordre culturel et organisationnel, sont souvent liées à des vocabulaires techniques respectifs complexes rendant ainsi la compréhension difficile et de ce fait, le partage limité. Des solutions, comme la mise en place de formations en interne sont pensées dans le but d’améliorer les échanges et la relation de confiance existante. Un autre problème est soulevé : il existe une divergence dans la manière d’appréhender les problèmes et de les résoudre. Pour cela, certains établissements, notamment celui de Marseille, ont trouvé une solution : employer des salariés « pivots » ayant à la fois des compétences informatiques et biomédicales. Cela permet d’assurer le lien entre les deux domaines et de faire face efficacement au phénomène d’informatisation des dispositifs médicaux.
Que ce soit en France ou au Québec, de nombreuses évolutions sont à prévoir pour l’avenir avec des services plus intégrés et des relations plus étroites facilitant le bon fonctionnement des échanges entre ces deux acteurs moteurs dont la frontière tend à disparaître sur le long terme.

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