Emergence de projets macs dans nos hôpitaux : éléments de méthodologie

Par Sophie BUCHE et Sarah PEIGNE Ingénieur biomédical Fondation Rotschild Ingénieur d’application ETIAM

Depuis 1990, les établissements de santé ont organisé le stockage, l’archivage et l’accès aux images DICOM de l’imagerie médicale dans des solutions PACS.
Avec l’arrivée des nouvelles technologies dans diverses spécialités, les établissements de santé ont montré leur volonté d’avoir à leur disposition un accès continu et durable aux différents formats d’image (photo, tracé, vidéo, …) via le système d’information.
C’est ainsi que les projets MACS ont émergé (Multimedia Archiving and Communication System). Ce besoin d’archiver provient des différentes contraintes réglementaires que se doivent de respecter les établissements de santé dont la sauvegarde du dossier patient pendant 20 ans après l’examen médical. Ou encore des règles de confidentialité qui exigent la traçabilité des accès.
Les données NON-DICOM sont donc converties au format DICOM à l’aide d’une liste de travail dédiée qui permet la standardisation des données patients, la limitation des problèmes d’identité et l’enrichissement du dossier patient. Cependant, l’ajout de ses données induit une augmentation de la volumétrie, qu’on peut réduire en utilisant une compression avec ou sans
perte en fonction de l’examen. Les projets MACS sont l’évolution du PACS et de la VNA (Vendor Neutral Archives) avec de nombreux avantages : multi-supports, ils intègrent tous les formats, multi-utilisateurs, multiusages (interne et externe).
Sophie Buche, ingénieure biomédicale à la fondation Rochefield, a réalisé un retour d’expérience de l’installation d’un MACS en ophtalmologie. Pouvoir récupérer l’ensemble des images à n’importe quel endroit devenait nécessaire pour le bon déroulement du service. Les problèmes de ce service étant un trop grand nombre d’opérations manuelles, un logiciel très lent qui ne permettait pas de réaliser de comparaison ni dans le temps ni entre les deux yeux. Le but du projet MACS était donc d’optimiser l’intégration des images et pouvoir mieux travailler avec celles-ci et d’en faciliter l’interprétation.
Ce projet n’est à l’heure actuelle pas encore terminé, dû notamment à un problème de communication avec les médecins, mais également du fait des difficultés d’un point de vue informatique.

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