DOSE ARCHIVING AND COMMUNICATION SYSTEM : OBJECTIFS ET LIMITES

par Christelle GALLAIS Physicienne médicale  CHU de Poitiers 

La radioprotection regroupe l’ensemble  des dispositions à prendre afin de  protéger l’homme des effets nocifs  dûs aux rayonnements ionisants.  Ceux-ci ont suffisamment d’énergie pour  arracher des électrons aux atomes de la  matière qu’ils rencontrent et peuvent  altérer les structures moléculaires,  détruire ou modifier l’ADN entraînant  potentiellement des effets biologiques. 

C’est à ce moment que le principe de  radioprotection « As Low As Reasonably  Achievable » (ALARA) entre en jeu.  Il s’applique aux travailleurs sous  rayonnements ionisants : toute exposition  doit être justifiée, optimisée et limitée. 

Pour les patients, la limitation ne s’applique  pas, d’où un renforcement du principe  d’optimisation impliquant que la dose reçue  doit rester au niveau le plus faible possible.  Pour s’en assurer, le responsable du service  doit procéder une fois par an minimum à une  évaluation dosimétrique pour 2 examens sur  30 et comparer la dose reçue à la moyenne  nationale. Si cette valeur est dépassée sans  justification, un plan d’action doit être mis  en place. 

Les inspections de l’Autorité de Sûreté  Nucléaire (ASN) ont montré que la mise  en œuvre des principes de justification et  d’optimisation n’est pas toujours respectée.  Cette dernière a donc pris la décision de fixer  des obligations d’assurance de la qualité  en imagerie médicale afin de « préciser  les dispositions relatives à l’obligation  d’assurance qualité définies par le code de la  santé publique ». Ces obligations entreront  en vigueur au 1er janvier 2019. 

La physicienne Christelle Gallais nous  présente ainsi une solution concrète pour  l’imagerie diagnostique : le Dose Archiving  and Communication System (DACS). Il s’agit  d’un logiciel de recueil, d’analyse et de suivi  de la dose délivrée au patient, qui permet  la centralisation des informations pour  les rendre accessibles aux intervenants  concernés. Le suivi peut se faire sur plusieurs  niveaux : celui du patient, le service où la  dose est optimisée et l’établissement, afin  d’harmoniser les pratiques et sensibiliser le  personnel. Cette solution est chronophage  et demande des ressources humaines  importantes pendant le déploiement. Elle  permettra aux professionnels et aux patients  de pouvoir accéder aux informations  dosimétriques au sein de l’établissement  et peut-être, sur le long terme au niveau  régional, voire national.

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