DM EN INFORMATISATION d’un nouvel hôpital

Par Docteur Arnaud HANSSKE

Profession : Conseiller Systèles d’Information en Santé Pôle Offre de soins médico-social – Fédération Hospitalière de France

et par Laurent SEVESTRE

Profession : Directeur

Société : UP TO DATE

L’hôpital est un secteur très structuré mais dans lequel on trouve des milliers d’équipements isolés et non utilisés ou dont on ne connaît pas le taux d’utilisation.

La tendance est donc à l’intégration des dispositifs médicaux, à la centralisation des données (réseau PACS), à l’Interopérabilité et Qualité Sécurité (GMAO). Les équipements sont de plus en plus connectés par Wifi ou réseau filaire et via des EAI pour plus d’efficacité, de partage, de rapidité voire de géo localisation et d’indentification (RFID). Une des nombreuses raisons de cette connectivité est d’assurer une meilleure sécurité au patient en évitant les 25% d’erreur de retranscription. Cela permet également plus de fiabilité, une économie de temps pour le personnel de 35% (environ 5km de marche pour une infirmière) et un meilleur suivi du workflow patient.

La mise en pratique nécessite une convergence IP des machines ainsi qu’une Supervision Système permettant d’extraire et de hiérarchiser le « bruit » afin d’accéder à la juste information. Cela nécessite également un changement des mentalités envers les systèmes d’information. Il faut réaliser qu’ils permettent une économie d’échelle et des pratiques plus sûres. Du côté de l’ingénieur biomédical, cela lui procure une maîtrise sur l’optimisation du parc (traçabilité permanente) : moins d’équipements mais avec un meilleur fonctionnement. Dans le futur il faut envisager un transfert des compétences des services techniques vers l’informatique pour le téléphone et le réseau.

Les nuances apportées par les ingénieurs biomédicaux sur les systèmes d’information sont variées. Certain font remarquer qu’une telle interopérabilité exige du réseau moins de 5 min de panne. D’autres évoquent la difficulté d’établir les responsabilités vis à vis clients légers. D’autres encore se posent la question du manquement du marquage CE pour un réseau au niveau de la sécurité du patients. Enfin, le problème de différence entre la durée du cycle de vie du dispositif médical et la très rapide évolution des technologies informatiques a été soulevé.

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