DACS ET GESTION DES RISQUES

Par Sylvia MEDICI et Bénédicte PETIT, Responsables Assurance Qualité, Groupe SenyElsan – Stéphane CARPENTIER, Service de coronarographie, Hôpital privé La Louvière, Lille

Gestion des risques : Radiothérapie, Médecine nucléaire

Le groupe Seny-Elsan possède trois centres de radiothérapie, deux centres de médecine nucléaire et un TEP scan. Il est engagé depuis 2004 dans une démarche d’amélioration continue de la qualité et de la gestion du risque. La Risk Management Plateform (RMP) comprend plusieurs étapes de gestion du risque a priori et a posteriori selon deux méthodes. L’objectif est de décrire l’ensemble des risques pour une activité. La première méthode, la gestion du risque a priori, s’effectue grâce à l’outil d’Analyse des Modes de Défaillance de leurs Effets et de leur Criticité (AMDEC) et comporte de nombreuses phases : thématique, analyse du mode de défaillance, évaluation de la criticité, plan d’action, évaluation et résultats. La seconde méthode est corrective et donc réalisée a posteriori d’un événement. La première étape consiste à l’enregistrement des déclarations en interne par les professionnels sur la RMP avec un calcul de la criticité des événements. La deuxième étape est l’analyse détaillée des incidents. Ensuite, le Comité du Retour d’Expérience (CREX) diffuse les actions correctives et préventives à mettre en place. Enfin, il est important d’opérer un suivi de ces actions et de les évaluer.

La dose patient, critère important dans le choix d’acquisition d’un équipement

L’utilisation des rayons ionisants dans le domaine de l’imagerie ou de la radiothérapie est source d’effets indésirables chez les patients. Par ailleurs, nous savons que l’irradiation causée par la radiologie interventionnelle est bien supérieure à celle causée par la radiologie conventionnelle. Une étude a été réalisée par S. CARPENTIER et F. Leroy, portant sur l’importance de l’équipement dans l’optimisation de la dose délivrée aux patients. Celle-ci s’intéresse notamment à deux dispositifs de la marque Siemens : Axiom Artis Dfc et Axiom Artis One. Durant un an, plus de 1 500 actes ont été réalisés en service de coronarographie à l’Hôpital La Louvière, et les données dosimétriques et paramètres d’exposition ont été enregistrés. Le Niveau de Référence Interventionnel (NRI) et les paramètres des deux équipements ont alors été comparés. Les résultats ont mis en exergue une diminution de 44% du NRI lors de l’utilisation de l’équipement Artis One. Ainsi, une réduction de l’exposition des patients aux radiations passe par l’optimisation des pratiques médicales, et par le choix de l’équipement pour la prise en charge du patient.

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