Assistance robotisée dans les interventions mini-invasives et endoluminales

Par Benjamin LALLEMAND Responsable de l’unité Chirurgie Cervicale, de la thyroïde et des glandes salivaires, CHU Nîmes Philippe – ROIGNET Professeur, docteur, ingénieur LIRMM, département RoboDcs, Université Montpellier

Toutes les 2 semaines en moyenne au CHU de Nîmes, un patient est traité pour un cancer ORL. C’est pour cela que depuis 2009, le CHU a décidé d’utiliser son robot Da Vinci acquit en 2008 afin de traiter ce cancer. Ce système évite aux patients les cicatrices d’une intervention classique en passant par la voie transorale qui présente l’inconvénient d’être étroite d’accès. Pour le chirurgien, les avantages présentés par le robot sont la simplicité de la manipulation et la vision en 3D. Habituellement, lors d’une ablation, le praticien utilise une pince de préhension et une pince monopolaire qui entraînent des effets thermiques conduisant à une cicatrisation moins rapide. Ces interventions sont répertoriées par le groupe d’étude français de chirurgie télé-robotisé inclu lui même dans le GETTEC : Groupe d’Étude des Tumeurs de la Tête Et du Cou. Des recherches sont toujours en cours pour trouver un robot dédié au traitement du cancer ORL. Mais la problématique d’un lourd investissement va relancer la question autour des ressources et de la mutualisation entre hôpitaux.
Il est certain que les robots prennent une place de plus en plus importante dans la chirurgie puisque celle-ci évolue vite et les mentalités des patients et des équipes médicales changent vis-à-vis de cette chirurgie robotisée. L’équipe pluridisciplinaire du Laboratoire d’informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier l’a bien compris puisqu’elle conçoit actuellement des robots et des instruments. Dans les faits, le premier robot neurologique a été créé en 1985. Et c’est en 1998, que Le DaVinci est créé, représentant une évolution technologique grâce à sa dextérité, sa console de travail intuitive et sa vision 3D restituée. Pour concurrencer ce dernier, de nouveaux systèmes plus petits et pouvant atteindre des zones plus profondes vont apparaître sur le marché avec l’objectif de faire le maximum possible à l’intérieur du patient. Dans ce même but on retrouve la radiologie interventionnelle qui est moins traumatisante pour le patient mais qui peut se révéler moins précise. Mais il y a une difficulté de conception due aux contraintes d’un imageur.

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