ACCOMPAGNEMENT DANS L’INNOVATION

Dominique FRANCO
Professeur émérite de Chirurgie Digestive – Hôpital Antoine-Béclère, Clamart
Responsable d’un groupe Chirurgie de l’UMR (Unité Mixte de Recherche) de l’INSERM
Responsable de l’unité translationnelle du Département Hospitalo-Universitaire
Hepatinov
Vice-Président santé du Pôle de Compétitivité Santé d’Ile-de-France

Aujourd’hui, l’innovation technologique est au cœur des progrès en santé. Son financement n’est pas la seule condition qui va faciliter son développement. En effet, une des conditions à l’innovation est le décloisonnement entre les disciplines médicales et non médicales (ingénieur, informatique) ainsi qu’entre le milieu public et privé. De plus, une vision transversale de la valorisation des développements industriels jusqu’à l’application aux patients reste non négligeable. Enfin, la curiosité, l’imagination et la communication sont toujours essentielles.
L’exemple d’une salle d’opération hybride est un bon terrain pour l’innovation car de nombreux paramètres sont à prendre en compte : optimisation du taux d’occupation, intégration d’outils d’imagerie de diagnostic et de thérapie, gestion des équipements lourds, modélisation des flux de patients, de personnels et d’équipements…
Les liens entre hôpital, laboratoires et ingénieurs doivent se multiplier ainsi que les partenariats avec les écoles. La formation doit être adaptée à la recherche dans les technologies de santé avec une multidisciplinarité et des technologies innovantes.
Des financements pour l’innovation existent pour chaque étape d’un projet. Les principaux acteurs, dont l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), le Ministère de la Santé et la Banque Publique d’Investissement (BPI), se répartissent le financement du niveau préclinique du projet jusqu’au niveau industriel avec le développement du produit. Le passage par des pôles de compétitivité des entreprises est aussi un très bon tremplin pour l’innovation.
En 2013, l’Europe a lancé le programme d’innovation Horizons 2020. C’est un portail unique de financement de la recherche académique et de la R&D industrielle. Les projets de PME matures sont favorisés. Le mode de financement actuel suggère la création d’un nouveau métier pour assurer une veille sur les sources de financement et soumettre et effectuer le suivi des dossiers.

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